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	<title>infections nosocomiales | Valérie Guinchard-Tonnerre</title>
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		<title>Infections nosocomiales: établissement de santé et Cabinet libéral, la différence de régime est-elle conforme à la Constitution?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Apr 2016 14:21:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[responsabilité médicale]]></category>
		<category><![CDATA[faute médicale]]></category>
		<category><![CDATA[infections nosocomiales]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil constitutionnel a été saisi le 6 janvier 2016 par la Cour de cassation d&#8217;une question prioritaire de constitutionnalité relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du deuxième alinéa de l&#8217;article L. 1142-1 du code de la santé publique. &#160; En effet, il résulte du code de la santé [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil constitutionnel a été saisi le 6 janvier 2016 par la Cour de cassation d&rsquo;une question prioritaire de constitutionnalité relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du deuxième alinéa de l&rsquo;article L. 1142-1 du code de la santé publique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En effet, il résulte du code de la santé publique une différence selon que l’infection nosocomiale a été contractée dans un établissement de santé ou au sein du Cabinet d’un médecin exerçant en ville.</p>
<p>Ainsi, si l’infection a été contractée dans un<span style="text-decoration: underline;"> établissement de santé</span>, la victime bénéficie d’un régime de responsabilité sans faute, c’est à dire qu’elle sera automatiquement indemnisée sauf à ce que l’établissement fasse état de la force majeure ou d’une faute de la victime.</p>
<p>En revanche, si l’infection a été contractée au sein d’un <span style="text-decoration: underline;">Cabinet libéral</span>, la victime devra prouver que le praticien a commis une faute. Il conviendra donc d’établir l’existence de l’infection, la faute du médecin et le lien de causalité entre les deux.</p>
<p>Il apparait donc une forme d’inégalité entre les patients victimes d’infections nosocomiales selon le lieu où cette infection a été contractée, un régime de responsabilité sans faute étant naturellement plus favorable.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel devait donc répondre à la question de savoir si cette inégalité est conforme à la Constitution française . Le 1er avril 2016, le Conseil constitutionnel a considéré que cette différence de traitement ne méconnait pas le principe d’égalité. Il a en particulier relevé «<em>que les actes de prévention, de diagnostic ou de soins pratiqués dans un établissement, service ou organisme de santé se caractérisent par une prévalence des infections nosocomiales supérieure à celle constatée chez les professionnels de santé, tant en raison des caractéristiques des patients accueillis et de la durée de leur séjour qu&rsquo;en raison de la nature des actes pratiqués et de la spécificité des agents pathogènes de ces infections</em>».</p>
<p>La différence de traitement se justifie donc par une différence de situation. Il n’y a donc pas inégalité des citoyens devant la loi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aller plus loin, on pourra utilement lire la décision du Conseil constitutionnel <a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2016/2016-531-qpc/decision-n-2016-531-qpc-du-1er-avril-2016.147172.html">ici</a></p>
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