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	<title>faute médicale | Valérie Guinchard-Tonnerre</title>
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	<description>Avocat spécialiste en droit du dommage corporel</description>
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	<title>faute médicale | Valérie Guinchard-Tonnerre</title>
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	<item>
		<title>Obligation d&#8217;information du patient: le Conseil d&#8217;Etat précise les contours de cette obligation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2017 15:07:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit du patient]]></category>
		<category><![CDATA[indemnisation du préjudice corporel]]></category>
		<category><![CDATA[responsabilité médicale]]></category>
		<category><![CDATA[victimes]]></category>
		<category><![CDATA[avocat diplômé en réparation du préjudice corporel]]></category>
		<category><![CDATA[faute médicale]]></category>
		<category><![CDATA[information du patient]]></category>
		<category><![CDATA[réparation intégrale]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;un patient doit subir un acte de soins, le médecin ou l&#8217;établissement de santé se doit de l&#8217;informer sur les risques encourus par un tel acte. Cette obligation découle du Code de la santé publique qui dispose en son article L1111-2  que  « Toute personne a le droit d&#8217;être informée sur son état de santé. Cette [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Lorsqu&rsquo;un patient doit subir un acte de soins, le médecin ou l&rsquo;établissement de santé se doit de l&rsquo;informer sur les risques encourus par un tel acte.</p>
<p style="text-align: center;">Cette obligation découle du Code de la santé publique qui dispose en son article L1111-2  que  « <em>Toute personne a le droit d&rsquo;être informée sur son état de santé. Cette information porte sur les différentes investigations, traitements ou actions de prévention qui sont proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences,<strong> les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu&rsquo;ils comportent</strong> ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus</em>« .</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil d&rsquo;Etat a rendu une décision dans une espèce concernant un patient opéré au CHU de Nice  qui avait bénéficié en 2005 d&rsquo;une technique opératoire nouvelle dont il lui est resté des séquelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Le patient soutenait que l&rsquo;hôpital avait failli à son obligation d&rsquo;information sur les risques encourus par une telle technique, l&rsquo;hôpital arguant que l&rsquo;absence de recul suffisant sur cette technique opératoire excluait toute faute de la part de l&rsquo;établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Conseil d&rsquo;Etat , dans un arrêt rendu le 10 mai 2017, a jugé que,:</p>
<p style="text-align: justify;">« lorsqu&rsquo;il est envisagé de recourir à une technique d&rsquo;investigation, de traitement ou de prévention dont les risques ne peuvent être suffisamment évalués à la date de la consultation, notamment parce que cette technique est récente et n&rsquo;a été mise en oeuvre qu&rsquo;à l&rsquo;égard d&rsquo;un nombre limité de patients, <strong>l&rsquo;information du patient doit porter à la fois sur les risques fréquents ou graves normalement prévisibles déjà identifiés de cette technique et sur le fait que l&rsquo;absence d&rsquo;un recul suffisant ne permet pas d&rsquo;exclure l&rsquo;existence d&rsquo;autres risques</strong>« .</p>
<p style="text-align: justify;">Pour lire en intégralité cette décision , cliquez <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&amp;idTexte=CETATEXT000034651738&amp;fastReqId=408132526&amp;fastPos=1">ici</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour information, il convient de souligner que dès lors que le manquement au devoir d&rsquo;information est reconnu , il ouvre droit, au bénéfice de la victime, à une indemnisation qui porte sur la réparation d&rsquo;une perte de chance d&rsquo;éviter le dommage. Cet Arrêt permet de donner un éclairage supplémentaire sur l&rsquo;obligation d&rsquo;information à la charge des médecins en soulignant que, quand bien même le recul est insuffisant pour juger de l&rsquo;efficacité d&rsquo;un traitement, d&rsquo;une technique opératoire, il importe tout de même que le médecin alerte son patient sur:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">le fait qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une technique nouvelle</li>
<li style="text-align: justify;">le fait que le recul est insuffisant pour l&rsquo;apprécier à juste titre</li>
<li style="text-align: justify;">le fait qu&rsquo;on ne peut exclure, par conséquent,  l&rsquo;existence d&rsquo;autres risques hormis ceux que l&rsquo;on peut classiquement envisager</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Cette perte de chance s&rsquo;évalue en pourcentage. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;une notion qu&rsquo;un avocat de victime de dommages corporels est habitué à manipuler.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous pensez être concerné, n&rsquo;hésitez pas à prendre attache avec notre Cabinet.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous vous recevrons en consultation et étudierons avec attention votre dossier.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Infections nosocomiales: établissement de santé et Cabinet libéral, la différence de régime est-elle conforme à la Constitution?</title>
		<link>https://guinchardavocat.com/infections-nosocomiales-hopital-et-cabinet-liberal-la-difference-de-regime-est-elle-conforme-a-la-constitution/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Apr 2016 14:21:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[responsabilité médicale]]></category>
		<category><![CDATA[faute médicale]]></category>
		<category><![CDATA[infections nosocomiales]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Conseil constitutionnel a été saisi le 6 janvier 2016 par la Cour de cassation d&#8217;une question prioritaire de constitutionnalité relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du deuxième alinéa de l&#8217;article L. 1142-1 du code de la santé publique. &#160; En effet, il résulte du code de la santé [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil constitutionnel a été saisi le 6 janvier 2016 par la Cour de cassation d&rsquo;une question prioritaire de constitutionnalité relative à la conformité aux droits et libertés que la Constitution garantit du deuxième alinéa de l&rsquo;article L. 1142-1 du code de la santé publique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En effet, il résulte du code de la santé publique une différence selon que l’infection nosocomiale a été contractée dans un établissement de santé ou au sein du Cabinet d’un médecin exerçant en ville.</p>
<p>Ainsi, si l’infection a été contractée dans un<span style="text-decoration: underline;"> établissement de santé</span>, la victime bénéficie d’un régime de responsabilité sans faute, c’est à dire qu’elle sera automatiquement indemnisée sauf à ce que l’établissement fasse état de la force majeure ou d’une faute de la victime.</p>
<p>En revanche, si l’infection a été contractée au sein d’un <span style="text-decoration: underline;">Cabinet libéral</span>, la victime devra prouver que le praticien a commis une faute. Il conviendra donc d’établir l’existence de l’infection, la faute du médecin et le lien de causalité entre les deux.</p>
<p>Il apparait donc une forme d’inégalité entre les patients victimes d’infections nosocomiales selon le lieu où cette infection a été contractée, un régime de responsabilité sans faute étant naturellement plus favorable.</p>
<p>Le Conseil constitutionnel devait donc répondre à la question de savoir si cette inégalité est conforme à la Constitution française . Le 1er avril 2016, le Conseil constitutionnel a considéré que cette différence de traitement ne méconnait pas le principe d’égalité. Il a en particulier relevé «<em>que les actes de prévention, de diagnostic ou de soins pratiqués dans un établissement, service ou organisme de santé se caractérisent par une prévalence des infections nosocomiales supérieure à celle constatée chez les professionnels de santé, tant en raison des caractéristiques des patients accueillis et de la durée de leur séjour qu&rsquo;en raison de la nature des actes pratiqués et de la spécificité des agents pathogènes de ces infections</em>».</p>
<p>La différence de traitement se justifie donc par une différence de situation. Il n’y a donc pas inégalité des citoyens devant la loi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour aller plus loin, on pourra utilement lire la décision du Conseil constitutionnel <a href="http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2016/2016-531-qpc/decision-n-2016-531-qpc-du-1er-avril-2016.147172.html">ici</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>responsabilité médicale: vers un renversement de la charge de la preuve?</title>
		<link>https://guinchardavocat.com/responsabilite-medicale-vers-un-renversement-de-la-charge-de-la-preuve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2014 10:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités du dommage corporel]]></category>
		<category><![CDATA[faute médicale]]></category>
		<category><![CDATA[preuve]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est une question que l&#8217;on peut se poser à la lecture de l&#8217;arrêt rendu par la Cour de Cassation le 9 avril dernier . En effet, dans cette décision,  la 1ère Chambre civile de la Cour de Cassation fait peser sur le médecin la charge de la preuve qu&#8217;il a effectué l&#8217;ensemble des diligences nécessaires afin [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est une question que l&rsquo;on peut se poser à la lecture de l&rsquo;arrêt rendu par la Cour de Cassation <a href="http://legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&amp;idTexte=JURITEXT000028844885&amp;fastReqId=1894228318&amp;fastPos=1">le 9 avril dernier </a>.</p>
<p>En effet, dans cette décision,  la 1ère Chambre civile de la Cour de Cassation fait peser sur le médecin la charge de la preuve qu&rsquo;il a effectué l&rsquo;ensemble des diligences nécessaires afin d&rsquo;éviter le retard de diagnostic .</p>
<p>C&rsquo;est une première, mais il convient d&rsquo;être prudent. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un arrêt isolé&#8230;</p>
<p>En principe, c&rsquo;est au demandeur d&rsquo;apporter la preuve de la faute, et non pas au défendeur d&rsquo;apporter la preuve qu&rsquo;aucune faute n&rsquo;a été commise.</p>
<p>A suivre!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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